28 août 2007
Mardi 28 août
Bonjour Morgane,
dur pour moi de devoir continuer ce blog. je t'écris tous les jours et tous les jours, je pense qu'il est temps que cela doit cesser.
Mais les évènements font que tu es tous les jours dans mon coeur et non dans mon passé. Dur de pouvoir oublier que je fus heureux un court instant sans toi. J'ai vu que je pouvais allé de l'avant et que tout allé à merveille.
Mais ce fut une erreur. Un jour, qui sait, j'aurais eu cette angoisse et je serais partit en m'éloignant de tous ceux et celle qui sont mes amis. Ils sont rares mais précieux. Je me rends compte du mal que je pourrais leur faire si un jour, je devais à nouveau fuir mais je suis ainsi.
Ma vie est arrivé à un point où je ne sais plus quoi faire ni ou allé. Je suis pris de doute et je sais que tout ceci est un mauvais signe.
Que va-t-il se passer ? Je ne sais pas. Tes parents et moi, nous allons aller te voir, je vais longuement discuter avec eux. Je vais me couper de tous ceux et celle qui me sont chers et je vais longuement parler à ceux que j'avais haï.
J'ai du mal à croire que je vais rencontrer tes parents sans les haïr. 5 ans de fuite avec se sentiment de haine qui bouillait dans mon sang et aujourd'hui, plus rien. Des excuses de leur part. Cela a été un choc.
Le mal a été fait. Je ne peux pas revenir en arrière sur certaines décisions. En revanche, je peux essayer de vivre au jour le jour sans penser au lendemain. Construire un futur est trop dur.
Septembre sera un pas de plus dans un pseudo avenir que je tente de construire. Je vais mal, physiquement tout comme mentalement. Le dernier, ce n'est pas nouveau. Mais le premier, si. Mes séquelles de mes cinq années d'errances commencent à me peser lourdement.
Mes douleurs sont intenable. J'ai eu un accident au dos, ce qui n'a pas eu lieu d'arranger les choses. Je n'ai aucun regret dans mes actes passés. Aujourd'hui, je dois faire avec ces conséquences. Pourquoi ma vie n'est pas un long fleuve tranquille ?
Tu manques mais je crois que je suis plus vivant que je le crois...
11 août 2007
Samedi 11 Août
Je croyais me sentir mieux et c'est pour cela que j'avais un temps décidé d'abandonner ce blog mais apparemment, tout n'est que mensonge.
Je ne vais pas mieux, bien au contraire, je me sens mal. Je suis fou de haine de ma vie, de mes choix, mais surtout de savoir que tu n'es pas là !
J'ai cru avoir rencontré une personne qui voulait de moi mais en vain, je me suis encore trompé. J'ai vécu heureux durant 2 semaines mais elle n'a voulu continuer.
Je suis en colère car je n'arrive pas à comprendre. Comprendre pourquoi est-ce que j'ai du mal à avoir une personne qui puisse me comprendre ?
J'ai décidé de reprendre mon voeu de célibat. Il est plus simple pour moi, de n'être qu'un soldat sans foi ni morale. Je serais toujours athée mais amer, cynique et froid dans chacun de mes pas.
La colère me ronge le coeur et la tête, c'est dur de pouvoir penser. Parler avec des femmes et ne laisser aucune émotion transparaitre. Être dur avec elles, avec elle. Dur de lui faire comprendre ce qu'elle m'a fait subir, des démons qui a nouveau me hantent.
Je suis rongé et miné mais je dois avancé. J'ai appris que j'allais finir ma vie dans un fauteuil roulant. Voilà ma plus grande crainte, Morgane.
Être seul, entouré d'amis qui auront pitié de toi, car il se tourneront vers leurs égos et se dire qu'ils ne voudront jamais subir ce que je dois subir.
Je suis seul au moment où j'aurais tant voulu d'une présence. Qu'importe, je devrais faire avec...
09 juillet 2007
Lundi 9 juillet
Il est tard quand je commence cette note mais j'avais envie de t'écrire. A vrai dire, j'ai tout le temps envie de t'écrire.
Je me souviens qu'avec toi, je n'étais pas si bavard et je préfèrais t'écouter parler de tes nombreux voyages. Etranges comme le courant de la vie m'a donné cette envie.
Ecrire m'est venu dans la rue. A défaut de pouvoir manger, j'essayais de penser à autre chose. Quand j'avais la chance de pouvoir aller à la bibliothèque pour pouvoir lire, je me suis dit, pourquoi pas, à mon tour, de me mettre à écrire ?
Ecrire m'a sauvé de cet enfer. Cela me permettait d'aller ailleurs et de ne plus penser à ce monde. J'étais ailleurs . Content qui plus est d'avoir trouvé un monde où l'on m'acceptait pour ce que je suis. Un monde où je n'étais plus invisible et je pouvais vivre pleinement sans me soucier de demain.
Je n'ai jamais eu le courage de te dire ce que j'ai fait durant ma période d'errance dans les rues, parce que je ne voulais pas que ton regard change quand tes yeux se posaient sur moi. Je voulais que tu sois toujours la même.
Qui sait, Elodie te l'a peut-être dit ? Je n'en saurais rien de tout ceci mais je sais une chose, c'est qu'aujourd'hui, j'écris pour vivre. Chaque mot que je dépose me permet de me libérer de mon fardeau. Même si un jour, je devrais de toute manière cesser de vivre dans le passé.
Mais c'est dur, la rue est cruelle avec moi. Je suis devenu agoraphobe après ton départ. J'ai voyagé pour fuir mon passé, mais à quoi bon ? Même à travers le monde, j'ai vu que je ne pouvais fuir. Alors, je suis entré dans une période trouble qui fut mon heure de déchéance.
J'ai sombré dans les méandres de la folie pure et je me suis laissé guidé par celle-ci. Il est tellement facile de se laisser guider par autrui quand tu cherches à fuir. Je n'ai même pas fait l'effort de m'arrêter pour voir où j'allais. J'ai du attendre de m'autodétruire pour enfin comprendre que le passé devait me rattraper et que je ne pouvais pas le fuir constamment.
Et ce jour est arrivé. Enfin tous les jours, je dois affronter ce que j'ai fait dans ce dédale où je marchais main dans la main avec Dame Mort et Dame Folie.
Est-ce un bien, un mal, c'est ainsi...
23 juin 2007
Samedi 23 juin
Bonjour,
Le 10 juin de l'année dernière, j'ai rencontré une femme qui a changé ma vie.
Je ne suis pas marié avec elle et je ne sors pas avec elle.
Elle m'a bouleversée par son approche de la vie. Quand tu vis seul et que tu
sombres dans la folie, il est dur de reprendre pied. C'est ce qu'elle m'a fait.
Un dur rappel à la réalité. Aujourd'hui, je me sens à peu près bien. J’ai
appris à ne plus jouer les victimes mais je continue à vivre seul.
Pour le plus grand désespoir de cette femme qui n’accepte pas le fait qu’un
homme puisse devenir un célibataire endurci. C’est vrai que c’est plutôt
étrange comme choix, des jolies filles, y’en a partout !
Mais je n’arrive plus à retrouver cette légèreté d’antan qui me permettait d’aller vers elles dans l’insouciance la plus totale. Maintenant, les femmes ne sont plus que des personnes que j’aime énormément discuter.
Et tous les hommes me disent que par ma façon d’aborder les femmes, qu’il n’est pas normal que je ne sois pas avec quelqu’un. Malheureusement, être à l’écoute des femmes ne permet pas de l’avoir dans son lit et ce n’est pas ce que je recherche.
Je recherche à vivre seul. Je sais, c’est quelque chose que tu n’as jamais voulu mais lors de cette discussion avec toi, sur la rupture, je t’ai dit qu’il n’y avait que toi. En fait, je pense plutôt que je suis un lâche qui refuse de souffrir à nouveau.
C’est pour ça que l’on sombre si facilement dans la folie. Aujourd’hui, je t’écris à nouveau sans que cela me fasse souffrir mais est-ce bien vrai ?
18 juin 2007
Lundi 18 juin 2007
Bonsoir Morgane,
Je te prie de bien vouloir m’excuser pour se si long silence mais ces temps-ci, j’essaie de construire une vie nouvelle.
Je me moquais de toi quand tu me disais que j’avais un talent pour l’écriture et en fait, tu ne t’es pas trompée là dessus, je suis à présent écrivain scénariste. Je vais être édité, je monte des projets et un collectif va voir le jour d’ici peu.
La vie continue même si j’essaie de garder la tête haute. Si je t’écris aujourd’hui, c’est parce qu’en montant un collectif, je suis tombé sur une personne, dont je tairais le nom, en qui, j’ai cru me reconnaître. Cette personne est bien plus jeune que moi, elle a 15 ans. Mais son tempérament, me rappelle de très bons souvenirs.
Tu vas me dire, normal, c’est l’adolescence mais il n’y pas que cela. Au delà de la frustration et des questions que tous adolescent se posent, il y a un je ne sais quoi qui fait qu’à chaque discussion, j’ai comme l’impression de me parler.
Je me trompe sûrement mais, qui sait ? Dans ma vie, j’ai vu pas mal de choses et parler à énormément de monde. Je ne saurais expliquer pourquoi cette personne à ce fameux quelque chose, je pense que tu dois le savoir…
J’ai reçu un mail de tes parents et ils me demandaient à me voir. Tu ne peux pas savoir comment cela m’a surpris. Aujourd’hui encore, je suis dans tous mes états. Ils se sont excusés pour leur comportement envers moi. Même si cela ne te ramènera jamais, tes parents ont des remords tout comme moi. Chacun de notre côté, nous nous sommes malmenés et porté le lourd fardeau de ton absence.
Maintenant, je sais où tu reposes. Il me manque plus que ce fameux courage pour aller te voir. Je croyais que c’était facile mais en fait, cela ne l’est pas. C’est la pire des épreuves que je dois passer afin de continuer à poursuivre mon bonhomme de chemin.
Mais que dire ? J’ai si longtemps rejeté mes souvenirs au loin, qu’aujourd’hui, je ne sais plus quoi penser. Que faire avec tous ses souvenirs ?
28 mai 2007
Lundi 28 mai
Morgane,
il m'a fallu du temps pour reprendre ma plume et me remettre à t'écrire. J'hésitais à vrai dire car trop longtemps, j'ai volontairement obscurcie cette partie là. Ma vie n'a jamais été rose mais celle-ci, était teinté d'un noir trop obscur.
Ma vie dans la rue a été un sacré chemin. Je n'en ai jamais parlé mais aujourd'hui, j'ai rencontré des jeunes qui ont de trop grandes difficultés à avoir une vie car ils ont un nom ou un endroit qui n'est pas conforme aux normes de trops nombreux racistes.
On m'a demandé de raconter mon parcours professionnel mais je devais commencer par là. Vivre dehors, je n'en ai jamais parlé car je ne voulais pas que ton regard change auprès de moi. La rue m'a ouvert les yeux. Elle m'a appris trop de choses. La première et la plus importante des leçons que j'ai apprise. Vivre dehors te rend invisible aux yeux des gens. Tu n'existes pas et tu fais pitié.
Voilà mon regard. En fait, ils ne veulent que t'aider mais la fierté en prend toujours un coup et dur d'accepter. Tu préfères refuser et tu décides idiotement de te débrouiller seul. Mais voilà, par où commencer ?
J'ai eu la chance d'avoir ma grand-mère et ses contacts. J'ai longtemps travaillé sur les marché de LYON. Ca gagnais pas grand chose mais j'avais de quoi survivre. L'après midi, je restais jusqu'à la fermeture à la bibliothèque. Au moins, j'avais un endroit ou rester au chaud et je pouvais me remplir le cerveau à défaut du ventre.
Je n'ai jamais su si les bibliothécaires savaient pour moi mais ils ont toujours été accueillant vis-à-vis de moi. J'avais le droit à un café ou un biscuit et je riais souvent avec eux. Cette culture me faisait toujours défaut car je ne savais pas quoi en faire.
Être à la rue et avoir une culture, quelle misère... C'est par hasard, que j'ai découvert le bar où j'ai rencontré Elodie. C'est un bar sans enseigne qui est reservé aux "gothiques". Même si ce mot me fait rire, je les appelerai ainsi tout au long des nombreux billets.
J'avais enfin un endroit où je pouvais montrer ce que je savais. Je me suis fais des amis, je pouvais dormir chez eux, déposer des affaires propres et avoir un certain réconfort. Mais surtout j'ai rencontré Elodie. Sans elle, je ne pense pas que je t'aurais rencontré...
17 mai 2007
Ecrire, mourrir ?
J'aimerais présenter mes poèmes et écris de tous les jours via un autre blog plus sombre :
L'avantage d'une Ombre
En espérant que cela vous plaise, je vous souhaite une excellente navigation.
07 mai 2007
Tu manques
Tu manques de Jean Jacques Goldman
Y a des qualités de silence
Comme des étoffes ou le bois
Des profonds, des courts, des immenses
Des que l'on entend presque pas
Coule la pluie, cheveux et veste
Mouille ce qui ne pleure pas
Marcher le long de rues désertes
Où tu me manques pas à pas
Tu manques, si tu savais
Tu manques tant
Plus que je ne l'aurai supposé
Moi qui ne tient pas même au vent
Prendre un taxi, tourner des pages
Féliciter, battre des mains
Faire et puis refaire ses bagages
Comment allez-vous ?, à demain
On apprend tout de ses souffrances
Moi, j'ai su deux choses, après toi :
Le pire est au bout de l'absence
Je suis plus vivant que je crois
Tu manques, si tu savais
Infiniment, tout doucement
Plus que je ne me manque jamais
Quand je me perds de temps en temps
Danger, dit-on, la lune est pleine
Est-elle vide aussi parfois ?
Invisible, à qui manquerait-elle ?
Peut-être à d'autres, pas à moi
Tu manques, si tu savais
Tu manques drôlement
Tu m'manques
Lundi 7 mai
Bonsoir Morgane,
je m'excuse de se très long silence mais ma vie aujourd'hui est dès plus mouvementée. J'ai tant besoin de t'écrire qu'aujourd'hui, je m'accorde cette pause que je ne peux pas prendre. Qu'importe, tu me manques.
Cela va faire maintenant 4 ans que tu n'es plus là. 4 ans à essayer de vivre sans penser à ton sourire...
Aujourd'hui, plus j'y pense et plus je me dis que ce qui s'est passé, est un truc de fou. Nous avions 11 ans d'écart tous deux et pourtant, tu as été d'accord de rester avec moi, pourquoi ?
Je n'ai jamais voulu te faire souffrir et c'est pourquoi je ne t'ai pas tout dit sur moi. J'ai vécu dans la rue. Période sombre où je me perdais trop de fois dans les méandres de l'insconcient. J'essayais de survivre.
Je m'éduquais comme je pouvais. J'allais souvent dans une bibliothèque afin d'apprendre. C'est peut-être ceci qui à fait mon charme auprès de toi. Cette connaissance m'a offert des amis, d'un monde à part. Elle m'a ouvert des portes vers un autre monde que celui que je connaissais.
Vivre dans la rue, t'apprend à être cynique, de ne pas rire et de ne montrer qu'un aspect de toi. Pourquoi ? Tu apprends très vite que pour les gens, tu n'existes pas. Tu n'es qu'un sous-être. Le regard des gens est cruel. Il te pointe du doigt et met sur le côté.
Personne pour te donner à manger, t'habiller ou te réconforter. Tu es seul et tu dois apprendre à vivre. J'ai longtemps erré à travers LYON. Et puis un jour, j'ai découvert un monde qui se nommait Gothique. Etrange mais à la fois réconfortant car eux aussi était mis à l'index d'une société qui se banalise de plus en plus.
J'ai été accepté tel que j'étais et j'ai appris à rire et à avoir des amis. C'était grisant. J'ai surtout rencontré Elodie. Un bout de femme qui est bien plus qu'une femme. Elle est pour moi ma grande soeur.
Je l'ai rencontré lors d'une soirée. Femme un peu folle et moi qui espérait pouvoir l'avoir. En fait, rien de cela. Elle m'a aidé dans ce moment où la vie n'a plus de sens. Là où tu arrives à ce fameux point de non-retour. Celui-là même qui te fait faire pas mal de connerie dont tu sais que tu vas le regretter si tu te plantes...
Elle m'a offert un toit, à manger mais surtout à être ouvert. Elle a énormément souffert. Fille d'une famille très nombreuse et polonaise, tu le sais, je ne t'apprend rien, elle était très catholique sauf Elodie. Elle, elle ne voulait rien entendre de tout cela. Elle voulait être artiste peintre. Elle a toujours eu se don. Ca doit couler dans ses veines depuis qu'elle est gosse.
Mais ce n'est pas de l'avis de ses parents. Une carrière qu'elle ne voulait pas. Et finalement, elle s'est fait mettre à la porte à cause de son homosexualité. Quelle connerie ! Je rage envers tous ces abrutis de parents qui ont des convictions aussi fermés !
Elle a vecu de petit boulot en petit boulot, jusqu'à ta rencontre. Dire que le monde est vraiment petit n'est pas mensonger. J'aurais pu te rencontrer tous les jours mais non, le destin ou autre chose, n'en a pas voulu ainsi. J'ai du attendre patiemment avant de pouvoir te rencontrer. Elle a eu un sacré bol de tomber sur une bo-bo ou bourgeoise bohème. Je n'ai su que dernièrement le fait que tu l'as aidé à se sortir de l'anonymat et que tu as tout fait pour qu'elle puisse enfin vivre de son art.
Morgane, merci et j'espère que je puisse t'écrire à nouveau.
16 avril 2007
Lundi 16 avril 2007
Morgane,
je poursuis mon voyage dans mon passé. Je ne peux pas dire que je n'étais pas un enfant malheureux. J'ai reçu une dès plus belle éducation. Ma mère m'a éduquée. J'ai pu voir des musées, des pièces de théâtre, des livres par centaines car je n'allais pas à l'école.
On voyagé très souvent pour vendre du tissu. Et moi, je suivais le mouvement. J'ai appris à vivre de petit rien. Même si il est vrai que j'ai eu la chance de vivre dans une famille qui étais aisée. J'avais le droit à tout mais en fait, je me tournais plus vers la culture que les jouets.
J'en ai pas beaucoup d'ailleurs de jouets. Je n'en voulais pas. Quand j'ai commencé à lire, j'ai vite attrapé le virus. Je dévorais avec passion tous les livres que l'on m'offrait. Je ne connaissais pas la télévision. Les voyages ne nous offraient pas le loisir d'allumer la télévision très souvent.
Mais à côté de toutes ces "privations", j'avais la chance d'être un enfant qui a parcouru le monde. J'ai appris des langues, quatre en tout. J'ai une connaissance qui est énorme et elle est mon plus gros défaut. Je refuse trop souvent d'avoir tort. Est-ce étonnant ? Après tout, l'être humain est un monstre égoïste qui ne peut accepter la défaite...
J'ai découvert mille chose avant toi mais étrangement, je n'avais pas encore découvert l'Amour. Quand ma Grand-Mère a décidé de s'installer, ce fut à LYON et l'URSS venait de tomber. Ma mère m'a dit que j'allais devoir aller à l'école et j'étais fier de pouvoir enfin avoir des amis et montrer tout ce que je savais.
Suis-je un surdoué ? J'en doute. J'ai surtout eu une sacré bonne éducation qui m'a permis d'avoir autants de connaissances. Mais aller dire ceci aux enfants. J'ai été pris pour un monstre. Ridiculisé sans cesse, j'étais aigri et je voulais les voir tous morts dans d'atroces souffrances.
Et pour combler cette horreur, les cours étaient du plus grand ennuie. Soit je savais déjà ce qu'ils essayaient de nous faire apprendre, soit je ne voulais pas apprendre. Mes notes n'ont jamais été fameuses et je ne m'en cache pas. Un savoir immense mais un élève médiocre. Va chercher à comprendre.
Pour ma mère, cela a été ressenti comme une grande humiliation. Je la comprends parfaitement. J'ai été éduqué par elle. Et cela n'a pas été étonnant qu'à mes seize ans, j'ai été mis à la porte...
